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L’étrange affaire Daewoo… |
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Page 1 sur 3 Parmi les facteurs ayant contribué aux heurts récents qui se sont produits à Madagascar figure ce qui a été appelé l’« affaire Daewoo ». Or, cette « affaire » est étrange à plus d’un titre. L’information qui a mis le feu aux poudres sur l’île a été révélée par le Financial Times dans un article publié le 19 novembre 2008 qui avait pour titre : « Daewoo to cultivate Madagascar land for free ».
Selon le quotidien financier britannique, le groupe industriel coréen Daewoo Logistics Corporation aurait signé en juillet 2008 un accord avec le gouvernement malgache au terme duquel ce dernier lui aurait accordé pour une durée de 99 ans une licence d’exploitation de 1,3 million d’hectares de terres, ce qui représente un peu moins de la moitié des terres cultivables de l’île (2,5 millions d’ha) ou, pour avoir un ordre d’idée, la moitié de la superficie de la Belgique. L’objectif de l’entreprise coréenne serait de contribuer à renforcer la sécurité alimentaire de la Corée du Sud en fournissant près de la moitié des importations de maïs du pays, qui est l’un des principaux importateurs mondiaux de cette denrée. Un million d’hectares devraient être ainsi consacrés à la production de maïs et 300 000 ha à la production d’huile de palme (pour la conception d’agrocarburants). L’élément qui a déclenché le plus d’indignations à Madagascar, et ailleurs, réside dans le fait que Daewoo aurait obtenu cette licence d’exploitation à titre gratuit. L’article du Financial Times explique que Madagascar compterait malgré tout sur les gains « collatéraux » de cet investissement, à savoir les emplois créés (dont le nombre est estimé à plus de 70 000) et les infrastructures qui seraient développées (routes, équipements, système d’irrigation, etc.). La production était censée débuter dès 2009.
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